Fuste et réglementation thermique (RT 2012)

La règlementation thermique RT 2012, depuis le 1er janvier 2013, impose aux bâtiments neufs de respecter un niveau de consommation énergétique maximal.

Retrouvez l'article du magazine Habitat Naturel n° 48 sur les tests effectués et la RT 2012

Il en résulte 2 exigences de résultats : l'un en besoin bioclimatique et l'autre en consommation d'énergie primaire.

 

L'efficacité et l'optimisation énergétique du bâti

Le coefficient « Bbiomax » (besoins bioclimatiques du bâti) fixe l'exigence d'efficacité énergétique minimale du bâti : limitation du besoin en énergie pour le chauffage, le refroidissement et l'éclairage. La conception du projet (qualité du bati, orientation, baies vitrées au sud, garage au nord, etc.) favoriseront un Bbio optimum.

 

La consommation énergétique du bâtiment

 

Le coefficient « Cepmax » fixe la consommation conventionnelle maximale d'énergie primaire.
La valeur du Cepmax (article 4 de la loi Grenelle 1) s'élève à 50 kWh/(m².an) d'énergie primaire. Cette valeur est adaptée selon la localisation géographique, l'altitude, le type d'usage du local, la surface moyenne des logements et les émissions de gaz à effet de serre.

Les équipements énergétiques à haut rendement favoriseront un Cepmax bas.

 

Les fustes et la RT2012

Les murs des fustes, assurant avec un seul matériau l’isolation et la structure, impacteront directement sur le coefficient Bbio.

Est-il possible de répondre à la RT 2012 avec ce type de construction ?

Dans une fuste, les murs sont uniquement constitués de troncs de bois massif.

Quel est alors le niveau d’isolation des rondins de bois ? Il s’agit de déterminer une résistance équivalente comparable à une épaisseur d’isolant classique.

selon l'ENSTIB, le type de bois et le diamètre des rondins vont avoir une influence sur les performances isolante.

Pour des rondins de mélèze (densité inférieure à 500 kg/m3) et pour un diamètre moyen de 35 cm la résistance équivalente est de 2,1 (K.m²)/W. ce qui correspond à un mur en parpaing avec 6-7 cm d’isolant. Il s’agit d’une performance plutôt moyenne ne garantissant pas un calcul conforme pour le Bbio.

La méthode de calcul réglementaire en Europe ne permet pas de prendre en compte l’inertie apportée par la grande masse thermique des rondins de bois massif, il s’agit d’un point pénalisant ce type de construction.
En Amérique , les normes tiennent compte de cette masse thermique qui s'oppose aux variations de températures qu'on observe entre le jour et la nuit.

Pour être conforme à la RT2012 il est alors nécessaire de renforcer l’isolation du plancher et de la toiture. On bannira les fenêtres au nord et les décrochés pénalisant la compacité, l'utilisation de triple vitrage peut s'avérer nécessaire.

Le respect de ces quelques points permet d’obtenir un projet conforme pour toutes les zones climatiques (pour des climats de plaine). Pour les projets en altitude (au dessus de 400m) cela sera en revanche beaucoup plus compliqué. Il sera quasi obligatoire d’apporter une isolation supplémentaire sur certains murs.

 

 

En conclusion…

La RT 2012 impose aux fustes une bonne compacité. La surisolation du plancher bas et de la toiture est impérative, le triple vitrage un ajustement qui sera souvent nécessaire.

Le soin apporté au traitement de l’étanchéité à l’air sera également capital. Des techniques permettent d’obtenir des résultats satisfaisants.

La construction de fustes est donc compatible avec la RT2102, mais nécessite une conception adaptée à chaque projet. Un bureau d’études thermiques spécialiste de la fuste (comme Sénova) peut vous accompagner afin de vous aider à concevoir un projet confortable, économe et conforme à la RT2012.
 

Cet article est un résumé de l'article réalisé par le bureau d'études thermiques Sénova